La Guirlande Précieuse en Quatre Thèmes

par Longchenpa (Klong-chen Rab-‘byams-pa Dri-med ‘od-zer)
traduit par Alexander Berzin et Matthew Kapstein, 1974
révisé par Alexander Berzin, Février 2007
pos-longchenpa
Prologue
En sanskrit, (ce texte) est appelé Dharma-chatur-ratna-mala. En tibétain, il est appelé Chos-bzhi rin-po-
che’i ‘phreng-ba. (En anglais, il est appelé The Four-Themed Precious Garland) [En français, La
Guirlande Précieuse en Quatre Thèmes].
Je me prosterne devant tous les Bouddhas et bodhisattvas.
(1) Avec une couronne de conviction en cent parties en ce qui est un fait, Je vous fais des offrandes, O
soleil (tels les Bouddhas) parti vers la félicité. Dans la sphère de l’espace de votre naturellement
(incessant) Dharmakaya (un Corps Englobant Toutes Choses), le disque du mandala de votre Corps de
forme ayant cinq certitudes se répand et fait que les lotus (esprits) des disciples fleurissent grâce aux
rayons de vos actions illuminées.
(2) L’ombre fraîche du précieux arbre à vœux des voies du Dharma du Victorieux offre une protection à
tous les tourments de l’existence compulsive (samsarique) et complaisante (nirvana). (C’est pourquoi),
comme méthode, pour tous les êtres qui croient à ce qui est un fait, pour pénétrer (dans son ombre), étape
par étape, je dois expliquer l’arbre massif des bonnes qualités des quatre aspects (du Dharma). Écoutez
bien.
1 Faire que Votre Esprit se tourne vers le Dharma
La Précieuse Renaissance Humaine
(3) Penser faire un complet effort, maintenant dans cette vie, c’est ce à quoi doit penser quiconque désire
traverser l’océan sans limite de l’existence samsarique récurrente, afin de réaliser la tranquillisante et bien
heureuse conscience qu’est le phénomène de la libération.
(4) A (cet) instant, lorsque vous avez obtenu le navire d’un corps (humain), possédant le sursis et
l’enrichissement, difficile à trouver et facilement perdu, si vous ne vous exercez pas, vous ne vous
libérerez pas de l’océan de l’existence compulsive ni ne romprez la continuité consistant à subir des (sortes
de) souffrances importantes et variées.
(5) Vous serez ballotté dans ce grand océan insupportable et effrayant (du samsara), où la fin du courant
de la naissance et de la mort n’est pas évidente, où les traînées d’écumes de la maladie et de la vieillesse se
figent partout, et où les marées des émotions perturbatrices se propagent partout, jusqu’aux parties les plus
hautes des royaumes les plus élevés de l’existence compulsive.
(6) (Mais) quiconque entend (les enseignements du Dharma) sera capable de rompre le continuum de la
naissance et de la mort et ne sera jamais séparé d’une suprêmement grande et bien heureuse conscience.
(C’est pourquoi,) avec l’excellent et précieux navire (d’un corps humain parfaitement doté), faites des
efforts dans le suprême Dharma, (qui apporte) une tranquillisation, dans le but de traverser le monument
d’eau des émotions perturbatrices des trois plans de l’existence.
(7) Si cette fois-ci, vous n’avez pas pratiqué afin d’obtenir un état purifié à l’aide d’une voie de l’esprit (qui
conduit) à la libération, dans le futur vous n’entendrez même pas le nom de renaissance fortunée, et, au
travers d’infortunées renaissances sans fin, l’une après l’autre, vous serez privé de toutes méthodes vous
libérant de rester éternellement dans cette existence samsarique incontrôlablement récurrente.
(8) C’est pourquoi, gens sensés, ayant maintenant atteint un corps humain de sursis et enrichissement,
pratiquez pour obtenir (un état d’) avantage et de félicité, avec un grand effort de vos cœurs, et par ces
moyens, venez en à atteindre vos buts et ceux des autres.
La Mort et l’Impermanence
(9) Même si vous avez atteint le répit et l’enrichissement, il n’y a jamais aucune sécurité mentale. Comme
toutes les choses sont instables, tout le temps changeantes, sans essence, momentanées, instables,
phénomènes se désagrégeant, pensez à partir de votre cœur, « Bientôt je devrai mourir, soudainement ».
(10) Il en est de même avec l’ensemble du monde périssable de votre environnement. Au moment de la
désintégration à travers sept feux, une inondation, ou vent, toutes les choses deviendront le vide, avec
même pas un vestige d’une pointe de cheveu restant : il n’y aura que l’espace.
(11) Ces habitants, êtres mobiles errants, toujours seront mouvants. Peu importe le nombre d’êtres limités
qu’il y ait – êtres divins (pieux), divins en devenir, humains, animaux, fantômes saisissables, ou êtres du
royaume sans joie – lorsque le moment est arrivé, ils doivent plonger dans les eaux de la mort, de la
migration, et le renaissance.
(12) Les années, le mois, les jours, les saisons, et les moments sont impermanents, se désintègrent, et
s’écoulent. Lorsque vous êtes triste au changement des saisons, pensez comment votre propre existence,
aussi, sera impermanente.
(13) Il n’y a pas de sécurité mentale : très prochainement votre corps et votre force de vie se sépareront
(l’un de l’autre). (C’est pourquoi,) à partir d’aujourd’hui, pensez avec certitude, « Il est incertain ce qui
arrivera en premier, demain ou au moment ou ma vie sera épuisée ».
Les défauts du Samsara
(14) Les souffrances de la renaissance sont plus effrayantes que celles de la mort. Il n’y a jamais aucun
bonheur peu importe où vous soyez né, parce que la nature fonctionnelle du samsara récurrent est comme
un abîme de feu. (C’est pourquoi,) cherchez une méthode pour vous en libérer immédiatement.
(15) Les êtres du royaume sans joie souffrent de la chaleur et du froid, les fantômes saisissables de la faim
et de la soif, et les animaux de se dévorer les uns les autres, de la stupidité, et d’être dans la confusion. Les
humains sont tourmentés par les trois et les huit fautes, les demi dieux des bagarres et des querelles, et les
êtres divins par la mort, la migration, et la chute (dans les renaissances inférieures).
(16) Le bonheur (des êtres divins) peut se changer en chagrin et leurs souffrances affectives abondent.
Après que leurs vies aient migrées des plaisirs associés aux royaumes divins, ils pourraient une nouvelle
fois
pénétrer les feux d’un royaume sans joie. Ayant pensé ainsi, travaillez pour aller au delà l’existence
compulsive.
(17) Les apparitions de cette vie sont comme un rêve, juste avant que vous ne vous réveilliez. Elles sont
changeantes et impermanentes. Parce qu’il vous faut continuer, après les avoir laissé derrière, que peuvent
faire pour vous l’entourage, la santé et le reste ? Faites des efforts dans le Dharma maintenant !
Développer un Etat Tranquille et Stable de Shamatha
(18) Le désir est comme le poison, les armes, ou le feu. Tourmenté (par lui), il n’y a aucune chance d’être
heureux. Il y a de la souffrance dans l’accumulation, la protection, et en augmentant (ce que vous désirez,
et ce qui suit) vous êtes toujours tenu par l’arrogance, l’avidité, et l’avarice. Pour s’être querellé avec tout le
monde, les souillures de vos émotions perturbatrices augmentent. Vous possédez un mental errant
accaparé par le travail et il menace votre corps et votre vie.
(19) Avoir vos objectifs et activités en trop grand nombre et contradictoires au Dharma est toujours
méprisé par les aryas hautement réalisés. (Mais) pour ceux possédant peu de désir, les constructives
(qualités et activités) augmentent automatiquement. C’est pourquoi, ceux (d’entre vous) qui voudraient
entrer sur une voie de l’esprit (qui conduit) à la libération, un état tranquillisé, faites que vos désirs soient
peu nombreux et soyez satisfaits.
(20) Il est dit que si vous épuisez vos désirs, vous êtes un vrai arya, et si vos désirs sont minimes, vous
êtes du genre arya. De même que la souffrance et les émotions perturbatrices augmentent pour ceux qui
sont désireux, ce qui est constructif augmente naturellement pour ceux dont les désirs sont minimes. C’est
pourquoi, en suivant les traces des êtres consacrés du passé, soyez toujours satisfaits et faites que vos
possessions soient minimes.
(21) Les fautes liées au fait de s’associer avec les gens sont en fait sans limite. Il y a bien trop de
distractions et d’activités sans intérêt. La colère, les arguments, et les luttes augmentent, et l’attraction et la
répulsion s’élèvent. Vous devenez toujours infectés par la souffrance, et c’est absurde.
(22) Peu importe ce que vous avez fait, jamais vous ne pourrez satisfaire (les autres). Peu importe la façon
que vous avez de leur enseigner (le Dharma), les chances que ce (leur) soit bénéfique sont minces. De
même, même si vous (les) écoutez, ce n’est jamais l’excellent Dharma. Même si vous êtes proche (d’eux)
comme amis, à la fin vous devrez vous séparer.
(23) Par conséquent, débarrassez-vous complètement des relations proches de la dépendance avec des
disciples, des amis ou des parents, et faites un effort déterminé, à partir d’aujourd’hui, pour pratiquer le
saint Dharma, seul dans l’isolement.
(24) Les êtres saints et suprêmes du passé ont dit qu’en vivant dans l’isolement, ils avaient trouvé le nectar
(de l’expérience du Dharma). Donc, (prenez cette résolution) Moi aussi je devrai vivre seul de manière
isolée dans une forêt de façon à rendre effectif un état d’être tranquillisé.
(25) Vivre isolé a été loué par les Triomphants (Bouddhas). Sans personne de turbulent (autour de vous),
vous augmentez l’absorption dans la concentration sur ce qui est profond. Vous pratiquez le Dharma
naturellement et développez de sombres pensées d’impermanence. Vous mettez de côté les biens matériels
et n’avez pas d’occupations professionnelles ou de distractions.
(26) Vos bienfaisantes réserves de foi en la réalité, la renonciation, et les bonnes qualités s’agrandissent
et, n’ayant pas de proches relations, vos activités diminuent automatiquement. En conséquence, sans
(inquiétude pour) les huit choses transitoires de la vie, pour garder l’esprit des autres (heureux) ou sauver
la face, vous passez vos jours et vos nuits avec le Dharma dans la félicité en étant sous votre propre
contrôle.
(27) En donnant un sens à vos répits et enrichissements (spirituels) et en prenant l’essence de votre
réalisation (de ceux-ci), comme les mots ne peuvent pas englober ceux-ci et bien plus, pratiquez
l’absorption dans la concentration sur le profond (Dharma) pendant toute votre vie, seul, au milieu d’une
forêt totalement isolée.
(28) Puisse la pluie rafraîchissante du Dharma, qui sait s’exprimer comme cela, après avoir tranquillisé
toutes les émotions perturbatrices et les pensées conceptuelles harcelantes, remplir les étangs de lotus, qui
sont des masses constructives d’absorption en concentrations, et (ainsi) répandre une fondation d’état
tranquillisé.
Ceci (termine) le premier chapitre de La Précieuse Guirlande en Quatre Thèmes, « Faire que Votre Esprit
se Tourne vers le Dharma »
2 Faire que le Dharma Pénètre (en vous) comme un Chemin de l’Esprit
La nécessité de faire que le Dharma pénètre (en vous) comme un Chemin vers l’Esprit
(29) Ceux d’entre vous qui aspirent à un chemin de l’esprit (qui conduit) à la libération, vous étant, grâce à
la croyance en ce qui est un fait, engagés dans le Dharma suprême, brillant, et sanctifié de cette façon –
chérissez le fait que le Dharma pénètre (en vous) comme un chemin de l’esprit, afin que précisément votre
esprit devienne parfaitement soumis.
(30) Il y a ceux qui se sont engagés dans les enseignements des Triomphants (Bouddhas) de cette façon et
se sont même embarqués sur leur écoute, réflexion, et méditation. Pourtant certains n’ont pas tranquillisés
(leurs émotions perturbatrices) : leurs continuum mentaux sont pires. Certains s’engagent sur des chemins
déformés de l’esprit, ou inférieurs, ou des chemins de l’esprit qui conduisent à l’égarement.
(31) (Certains ont) d’importants désirs et envies, et (certains sont) distraits par (un intérêt pour) cette vie et
ainsi de suite. Toutes ces fautes, contradictoires au Dharma, sont venues de n’avoir pas fait que le Dharma
pénètre (en eux) comme un chemin de l’esprit. Les fautes (qui viennent) de cela dans cette (vie) et les
futures sont sans bornes.
(32) Quiconque est dupé par (de telles) tromperies sera (rempli de) regrets au moment de la mort, aura de
la terreur et de l’anxiété dans le bardo intermédiaire, ira vers des états de renaissance inférieurs dans le
futur, et n’aura pas l’opportunité de se libérer à jamais de l’existence compulsive. C’est pourquoi, faites que
le Dharma pénètre (en vous) comme un chemin de l’esprit.
(33) De même que si vous prenez éventuellement à tort la médecine préventive comme un antidote à la
maladie, comme en fait cela avait été (pris) de façon inappropriée, cela vous rendra encore plus tourmenté
que vous ne l’étiez (auparavant), de même, de quelle utilité est le Dharma si vous n’en avez pas fait un
antidote ? C’est pourquoi, comme il existe de telles fautes sans limite, O peuple croyant en ce qui est un
fait, comprenez bien cela.
(34) Concernant cela, puisque faire que le Dharma Pénètre (en vous) comme un Chemin de l’Esprit
dépend, tout d’abord, de mentors spirituels, chérissez de vous confier à des saints gourous qualifiés.
Toutes les qualités généreuses et excellentes viennent de cela.
(35) Pour cela, confiez vous complètement et avec un grand (respect et) appréciation à ceux qui sont
habiles en méthodes, ont une nature compassionnelle, sont tranquilles, domptés et patients; qui ont un
comportement splendide (en accord) avec leurs vœux et liens proches, ont entendu beaucoup
(d’enseignements), et ont (atteint) un grand (niveau) en s’étant bien exercé (en eux).
(36) (Ceux qui) ont une influence illuminée sans limite qui transforme automatiquement les apparences
des autres, qui ne sont pas corrompus par (les pensées de) cette vie, qui sont purifiés, comme le ciel,
concernant les huit choses (transitoires) de la vie, qui prennent comme guide de rendre la vie significative
et qui mettent en place (pour les autres) la voie de l’esprit (qui conduit) à la libération. (De tels mentors
spirituels comme) ceci sont des émanations des (Bouddhas) Triomphants en (ce) temps des détériorations.
(37) Les bénéfices de cela sont sans limite et inépuisables : Vous devenez dégoûtés par l’existence
compulsive et y renoncez. (Ainsi,) vos projets mondains s’amoindrissent, vos intérêts pour cette vie
deviennent faible, et votre attachement à une impossible « âme » (basée sur) des apparences trompeuses
s’effondre.
(38) Vous devenez naturellement dompté, vous en arrivez à posséder (la force de) l’écoute, de la pensée, et
de la méditation (sur les enseignements), vous en arrivez à posséder les bonnes qualités dues à beaucoup
d’entraînement, comme la croyance en ce qui est un fait, votre vie actuelle devient sensée, et vos futurs en
récolteront les résultats. C’est pourquoi, confiez vous à des (mentors spirituels) sanctifiés.
(39) Qui plus est, en étant pas déçu par vos trois portes (de l’action), rendez satisfaits (vos mentors
spirituels) en montrant du respect par votre appréciation (de leur gentillesse), comme un patient pour le
docteur, un commerçant de la mer pour un navigateur, un passager pour un passeur, et un visiteur pour
une escorte.
(40) Il a été dit que si vous développez des pensées d’incrédulité (pour les véritables bonnes qualités de
vos mentors spirituels) ou une vue (d’eux) déformée, vous entrez dans un état de renaissance inférieur
pour (autant d’éons que) le nombre de moments (utilisés pour les développer). C’est pourquoi, faites des
effort pour les protéger, comme vous le feriez pour vos yeux, en gardant des relations proches (avec vos
maîtres) pures, en étant extrêmement sincère en l’admettant ouvertement (si jamais vous les aviez violés),
vous contenant (de les rompre), et ressentant du regret (si jamais vous les auriez transgressé).
Développer la renonciation
(41) Vous étant complètement confié de cette façon à des mentors spirituels consacrés, puis ayant entraîné
votre propre continuum mental en écoutant, réfléchissant, et méditant sur (leurs enseignements),
transformez tout ce que vous faites en quelque chose de tout entier absorbé par un (but) constructif, avec
la pensée de ne désirer que la libération. C’est la ligne de conduite directrice pour faire que le Dharma
pénètre (en vous) comme une voie de l’esprit.
(42) A chaque fois que vous écoutez, réfléchissez à, ou récitez (les enseignements), entreprenez cela avec
l’intention de libérer votre propre continuum mental. A chaque fois que vous écrivez, lisez, mémorisez, ou
enseignez (le Dharma), entreprenez le avec le seul désir de libération.
(43) A chaque fois que vous méditez, (étudiez) la vue (correcte), ou vous conduisez (avec elle), faites
fortement des efforts pour (sentir) de la renonciation et du dégoût (pour le samsara) en ne séparant jamais
vos pensées de n’être (existantes) que pour la libération. Il n’y a rien de plus haut que cette ligne de
conduite directrice de l’essence du cœur.
(44) En mangeant, dormant, marchant, étant assis, parlant, pensant, et ainsi de suite, en bref quelles que
soient les activités auxquelles vous vous livrez, renforcez votre dégoût (du samsara) en ne vous
départissant jamais d’une attitude de désir de libération et (ainsi) domptez votre continuum mental. Ceci
est le point essentiel pour faire que le Dharma pénètre (en vous) comme une voie de l’esprit.
Développer un Objectif de Bodhichitta
(45) (Qui plus est,) Pour faire (que le Dharma) pénètre (en vous) en particulier comme une voie Mahayana
de l’esprit, dirigez vers le bénéfice des autres quelles que soient les choses que vous faites. (En d’autres
termes,) développez, avec compassion, un objectif de bodhichitta, soyez résolument convaincus (des
bonnes qualités de l’illumination), dédiez (votre force positive à la réalisation de ce but), et réjouissez-
vous (de vos propres efforts et de ceux des autres vis-à-vis de cela), et (ainsi) pratiquez complètement
dans le but de (causer) le bénéfice – de (tous) les êtres limités.
(46) (Pratiquez) comme cela, tous les êtres errants, (ayant été auparavant) vos pères, mères, parents, et
amis chers, sont des champs appropriés pour (recevoir) votre aide. Et (ainsi), en développant un objectif
de bodhichitta pour (accomplir) les objectifs des autres aussi bien que les vôtres, pratiquez tout ce qui est
constructif pour le bien des êtres errants.
(47) « Par ma (force) constructive, puissent (tous) les êtres errant devenir heureux et puissent les
souffrances de tous mûrir en moi. Puisse ma (force) constructive mûrir en (tous) les êtres errants et (ainsi)
puissent tous les êtres incarnés atteindre l’illumination ». Passant en pensant cela, entraînez-vous à
développer un objectif de bodhichitta de compassion incommensurable.
(48) Quelle que soit (l’action) constructive (que vous faites), en préparation développez un objectif de
bodhichitta, de manière concrète, ne vous fixez pas comme objectif (des façons impossibles d’exister), et
en conclusion dédiez (la force positive à l’illumination de vous-même et des autres). De plus, purifiez
(vous) complètement (des idées fausses sur la nature des) trois cercles, l’objet de l’entraînement, l’acte
d’entraînement, et celui qui est entraîné. Comme les illusions, ce ne sont que de simples apparences
(basées) sur rien de réel, comme des émanations magiques. (C’est pourquoi,) en vous purifiant
(concernant) les natures (de ces trois),
dédiez (la force positive) au bénéfice des autres.
(49) « Résolument convaincu » c’est avoir la croyance suprême dans (les bonnes qualités des) Triomphants
Bouddhas, enseignements du Dharma des Triomphants, les progénitures spirituelles consacrées
(bodhisattvas) des Triomphants, et les champs pour (la croissance) des forces positives, (dans les bonnes
qualités de) tout ceci, sans exception. D’être résolument convaincu
(des bonnes qualités qui remplissent)
vos propres objectifs, les objectifs des autres, et les objectifs des deux, vous recevrez des éloges, on vous
montrera du respect, et de l’estime au-delà
de tous exemples.
(50) « Se réjouir » c’est vous habituer (dans la méditation) à vous sentir heureux, concernant tous les actes
constructifs des Triomphants, leur progéniture spirituelle, et tous les êtres errants. C’est une suprême
méthode pour transformer les masses insondables des forces positives en quelque chose d’infiniment
grand.
(51) Faites des « prières d’aspiration » de (type) purification, dans l’intention de faire bénéficier les êtres
errants. (A cet égard,) méditez en accord avec les instructions guides concernant la purification des objets
de vos actions.
(52) Sans se laisser distraire, ne fusse qu’un instant, du côté des affaires ordinaires, prenez comme
(pratique) essence-du-cœur le fait que les (actions) constructives de vos trois portes (de l’action) soient
pour le bénéfice des autres. Ayant soumis votre propre continuum mental, en arriver à avoir le
développement d’une résolution exceptionnelle est dit être (la voie pour) faire que n’importe quelle
(pratique du) Dharma pénètre (en vous) comme un chemin de l’esprit.
(53) De cette façon, puisse le battement mélodieux du son du superbe tambour du sens profond, l’illustre
rugissement vaste et profond, éveiller tous les êtres errants du sommeil intoxicant de leur méconnaissance.
Puissent ils tenir, sur une échelle très large, un joyeux banquet d’êtres tranquillisés.
3 Ôter la confusion de votre Chemin de l’Esprit
Le Chemin de l’Esprit Mahayana partagé
(54) En outre, parmi les méthodes partagées, spéciales, et insurpassables pour ôter la confusion de votre
chemin de l’esprit, la première est la grande voie de l’esprit Mahayana qui est partagée (par les soutras,
toutes les classes de tantra, et dzogchen). Avec sa nature-identité des quatre attitudes incommensurables,
le développement de l’objectif de bodhichitta, la prière d’aspiration et la compassion, et grâce aux grandes
vagues du comportement des bodhisattvas, vous éliminez la confusion (d’une telle voie de l’esprit).
(55) Lorsque vous possédez (la bodhichitta) avec l’essence-du-cœur du vide et de la compassion, et que
vous pratiquez pleinement à la fois pour vos propres objectifs et ceux des autres, alors dans le but de
purifier les taches fugaces de la sphère de toutes les choses, qui est constructive et non affecté, méditez sur
les trente-sept facettes menant dans la direction d’un état purifié, qui sont (cultivées) sur les quatre voies
de l’esprit de l’accumulation, l’application, la vision, et l’accoutumance. De même, perfectionnez
complètement les six attitudes profondes avec la vue pure des seize comportements de bodhisattvas
empruntes de vide et exemptes de fautes.
(56) (Ainsi,) comprendre l’absence des impossibles « âmes » à la fois des individus et de (tous) les
phénomènes, puis s’entraîner avec des méthodes qui sont des antidotes aux émotions et attitudes
perturbatrices est l’excellente voie de l’esprit des bodhisattvas.
(57) En d’autres termes, à partir de (tout ce qui existe conventionnellement) simplement sous la forme de
mirages, rêves, et apparences trompeuses, vous abandonnez et adoptez (des pratiques appropriées),
travaillez pour les objectifs (des autres), adoptez ce qui est constructif et rejetez ce qui amène des forces
négatives. Vous purifiez les émotions perturbatrices de très fort désir, hostilité, et naïveté avec les eaux de
(leurs antidotes, précisément à savoir la méditation sur) la laideur, l’amour, et l’interdépendance;
(58) Alors que, au niveau du fait le plus profond, (vous comprenez que) parce que (ce niveau) est non né
et pur, il n’y a pas de (distinction) duale entre samsara et nirvana : il est séparé à partir de (telles)
fabrications mentales. La voie de l’esprit (qui comprend ces) deux vérités (en terme de) interdépendance
est le grand véhicule causal Mahayana de l’esprit, celui de la dialectique.
La Voie Spéciale de l’Esprit Mahayana
(59) La voie spéciale de l’esprit du grand Mahayana, celui du mantra secret, a des (classes) externes et
internes. Il a la méthode insondablement suprême des étapes de génération et de finalisation comme une
paire unifiée, par laquelle vous nettoyez la confusion à travers différentes étapes.
(60) Concernant les trois (classes de) mantra secret externes, en les prenant comme (pratique) principale
de purification, vous abandonnez et adoptez en retour (ce qui est approprié) et ainsi supprimez les taches
(de votre chemin de l’esprit) en (appliquant leurs) antidotes. Concernant les (trois classes de mantra secret)
internes (l’accent est mis sur) la conscience profonde, qui est une paire non duale unifiée. En termes de
(cette conscience profonde), à travers (l’application des) méthodes, vous transformez en chemin de l’esprit
ces choses qui doivent être abandonnées.
(61) Dans le mandala de la sphère de la base, qui est le facteur essentiel pour un bienheureux progrès, tous
les phénomènes, qui sont ses apparences réflectives, sont les simples apparences de votre propre esprit
limité. Ce sont des tromperies, pas de véritables phénomènes, dépourvus de forme qui sont (juste) la clarté
et l’apparence elle-même.
(62) Lorsque vous êtes devenu conscient que les facteurs agrégés de l’expérience, les éléments source, les
stimulateurs cognitifs, et ainsi de suite, sont, sous leur (forme) pure, les cinq familles (de Bouddhas), alors
grâce (aux pratiques) de l’étape de génération, le monde samsarique des apparences devient un mandala
unique. Vous joignez les corps aux déités, la parole aux mantras, et les souvenirs et (autres) pensées
conceptuelles pour émaner et réabsorber (la conscience profonde; de façon à ce que) à la fin, (toutes) les
apparences trompeuses soient vues comme un champ de Bouddha.
(63) Avec (les pratiques de) l’étape de finalisation, tout est fait pour entrer dans la sphère de la véritable
nature (de toutes choses) et l’esprit de claire lumière au-delà de toute pensée. (Pour accomplir cela,) grâce
aux (pratiques de) yoga qui agissent sur
les canaux d’énergie, les vents d’énergie, les gouttes d’énergie
créative, les vents d’énergie et l’esprit (sont rendues) commodes et la sphère (de la vacuité) et de la
 conscience profonde sont conjointes. La voie de l’esprit du grand sceau, mahamoudra, qui est (cette)
indivisible paire unifiée, est le véhicule vajrayana unifié de l’esprit du mantra secret.
L’Insurpassable Voie de l’Esprit du Dzogchen
(64) L’insurpassable véhicule de l’esprit de la suprêmement secrète grande complétude, dzogchen, vous
connecte directement avec la sphère qui établit spontanément (toutes les apparences). Dans la sphère de la
base, immuable comme l’espace, (les apparences de) toutes les bonnes qualités sont spontanément établies
comme le soleil, la lune, les planètes, et les étoiles. Parce que (leurs apparitions sont) spontanément
établies des profondeurs, sans besoin d’être recherchées, (c’est) un chemin de l’esprit possédant une nature
fonctionnelle directe, sans peine ni effort.
(65) Le mandala de la sphère de l’esprit de claire lumière n’est pas affecté. C’est le Dharmakaya
naturellement permanent (un Corps englobant toutes choses), le point visé (par les enseignements du
Bouddha) qui est identique (en chacun). (En) avoir une réalisation stable est (avoir) la vue (correcte)
suprême de la nature permanente (de toutes choses).
(66) Sur la sphère qui est (primordialement) pure, les nuages des obscurcissements fugaces (causent
l’apparition) des apparitions trompeuses (sur) les esprits limités des êtres errants. Bien que n’existant pas
vraiment, à travers leurs apparitions malgré tout, les trois plans (de l’existence samsarique) et les six
classes (d’êtres errants) se perpétuent. Mais quoi qu’il apparaisse, au moment de son apparition ce n’est
pas (véritablement) établi au niveau le plus profond. Comme le ciel et les nuages (qui s’y trouvent), c’est
une simple apparition (en dépendance de) circonstances fugaces. (C’est pourquoi, puisque les apparences
de) l’existence samsarique irrésistiblement récurrentes sont des interpolations; (lorsque vous réalisez) les
caractéristiques qui les définissent, elles s’arrêtent.
(67) (En d’autres termes,) « bien que n’existant pas (vraiment), (les phénomènes du samsara) apparaissent
néanmoins » (signifie que,) étant vide par leur propre essentielle nature, les apparitions vides ne sont pas
des (vrais) phénomènes. Ils sont comme des masses confuses, des cheveux qui tombent (vu par quelqu’un
ayant la cataracte), un rêve, un mirage, ou une conque perçue comme étant jaune (par quelqu’un ayant la
jaunisse). Au moment précis de leur apparition quelle que soit la façon (qu’elles apparaissent), elles ne
peuvent jamais être (validement) expérimentées n’étant pas (véritablement) établies. Elles sont sans base,
sans support, et sans un (réel) commencement, milieu, ou fin. Sachez que, de nature fonctionnelle, elles
sont pures depuis le début.
(68) Concernant (tous) les phénomènes comme ceci, le monde samsarique des apparences : les
environnements et leurs habitants, il n’y a pas de (véritables) objets cognitifs qui puissent être pris. Ils sont
comme des émanations magiques ou des apparitions visuelles. Et il n’y a pas de (véritable) esprits limités
pour les prendre cognitivement (en tant qu’objets. Tout est) pur comme l’espace vide. (Puisque) il n’y a pas
de (véritable) paire : objets cognitifs à prendre et (esprits limités) qui les prend cognitivement, le samsara
n’a jamais été expérimenté (validement) comme étant (véritablement) existant. Libérez (vous) en sachant
que (le samsara) est une apparence de ce qui n’existe pas (vraiment) et est de nature fonctionnelle
trompeuse.
(69) Parce que les apparences des choses devant être abandonnées ou adoptées, causes, effets, et
circonstances se purifient naturellement elles-mêmes, sachez que, au niveau le plus profond, leur nature
permanente est au-delà de la cause et de l’effet. Le support de base à cette (purification naturelle) est la
conscience pure, rigpa, l’esprit de bodhichitta (le plus profond). La sphère du nirvana libéré
(naturellement), le grand édificateur spontané (de toutes les apparences, – ceci est) la vérité la plus
profonde, pure depuis le début.
(70) En d’autres termes, avec une nature identitaire étant sans un début et sans une fin, (la pure
conscience) est l’esprit de claire lumière dans sa nature propre, profond, tranquille, et détaché de
fabrication mentale. C’est (la conscience profonde) demeurant naturellement depuis les profondeurs, un
Corps de Dharmakaya sans tâche englobant toutes choses. Il demeure en tant que nature essentielle, stable
et sans changement dans les trois temps.
(71) C’est la sphère de la base, l’essence du puissant diamant vajra. En d’autres termes, quiconque possède
une réalisation stable de cela (la pure conscience) possède la vue (correcte) même de la nature
permanente, et, ayant tranquillisé l’interpolation et le rejet, en possède une réalisation stable en tant que
essence-centrale du niveau le plus profond.
Cultiver une vue correcte de Dzogchen en méditation
(72) La méditation sans tache, (pratiquée) dans un état de réalisation stable du cœur de l’essence de l’esprit
de claire lumière, est détachée de la torpeur mentale, de la volition de l’esprit, et de la fabrication mentale.
C’est sans distraction, détaché de l’esprit dual, et extrêmement expansif. En d’autres termes, elle est
complètement pure comme le ciel, sans restriction ou tendance sélective, au-delà
de toute pensée,
expression, et de l’imagination.
Cultiver un comportement correct basé sur la vue Dzogchen
(73) En ce qui concerne le comportement, quoi qu’il apparaisse, il n’a pas de véritable (existence) : cela se
purifie de lui-même. (Ainsi, concernant) (l’esprit limité) interne saisissant (les objets), tout ceux se levant
naturellement se libèrent eux-mêmes (en se dissolvant automatiquement. Et concernant les objets)
externes saisis cognitivement, ils sont comme un rêve ou une illusion. Au niveau le plus profond, il n’y a
pas de paire, et (ainsi) agissez sans adopter ni rejeter.
Récapitulatif de Dzogchen
(74) Concernant (les esprits limités) saisissant (des objets, des objets) cognitivement saisis, des émotions
et attitudes perturbatrices, on des phénomènes de négation et d’affirmation, dans l’apparition, ils se
libèrent automatiquement eux-mêmes. (Cela veut dire,) en connaissant leur nature fonctionnelle, (que
vous savez qu’ils) se libèrent (automatiquement). En se libérant, puis dans un état d’égalité dans le
Dharmakaya, achevé depuis les profondeurs, il n’y a pas besoin de chercher un nirvana à partir d’un
abandon du samsara.
(75) Quels que soient (les objets cognitifs) qui apparaissent, ils sont des miroirs révélant le plus profond
(niveau). Quels que soient (les esprits limités) qui s’élèvent, (qui les prend cognitivement), sachez qu’ils se
libèrent automatiquement eux-mêmes. Ils sont la représentation radieuse d’un Dharmakaya. Comme l’eau
et les vagues, ils ont un support unique dans le Dharmakaya. C’est le point voulu (des Bouddhas)
concernant le niveau ultime, le véritable sommet des vues, la grande complétude, dzogchen.
Résumé
(76) En bref, quiconque pratique selon n’importe laquelle de ces voies, (sait que) l’attachement à une
impossible « âme » se libère immédiatement et les émotions et attitudes perturbatrices se purifient dans la
sphère (du vide). Être habile dans les voies consistant à agir avec (ces) méthodes dans toutes (situations)
est enseigné comme (le chemin pour) enlever la confusion de votre chemin de l’esprit.
(77) Puissent tous les êtres, sans exception, traverser l’océan de l’existence compulsive par les moyens du
précieux grand vaisseau de (ces) chemins du Dharma comme ça, et, sur l’île suprême d’un état tranquillisé
de la précieuse libération, voir un banquet d’une tranquillité et d’une félicité non tachée.
Ceci (conclut) le troisième chapitre de La Précieuse Guirlande en Quatre Thèmes, « Enlever la Confusion
de votre Chemin de l’Esprit ».
4 Purifier la confusion dans la Conscience Profonde
Purification provisoire
(78) La suite consiste à purifier votre confusion dans la conscience profonde. Des étapes concernant (ce)
point, le provisoire et l’ultime, le premier est le provisoire (la purification, en relation avec) le moment
(lorsque vous avez) une voie de l’esprit de la pratique (pour rendre effectif l’objectif). En vous
familiarisant au moyen de méthodes profondes, quelque soient les émotions perturbatrices qui
apparaissent, elles sont totalement purifiées dans la sphère (de la conscience profonde). Rendre manifeste
(la sous-jacente) conscience profonde qui est la clarté naturelle (de l’esprit) est appelé « purifier les pensées
conceptuelles de la confusion dans la sphère de la conscience profonde ».
(79) Cette (étape provisoire) peut être divisée en (méthodes) partagées, spéciales, et insurpassables en
rapport avec les méthodes sur lesquelles vous comptez. (Elles sont respectivement) débarrasser (la
confusion des émotions perturbatrices) avec leurs antidotes; (les) transformer à l’aide de méthodes; et les
purifier dans la sphère (de la conscience profonde) sans (besoin de) les abandonner, (puisque) elles se
libèrent automatiquement elles-mêmes à l’endroit où elles se trouvent. Sans tenir compte de comment vous
vous entraînez avec n’importe quelle (méthode) que vous aimiez, arrêter (les émotions perturbatrices)
revient au même que les émotions perturbatrices se purifiant (automatiquement) elles-mêmes.
(80) Lorsque vous reconnaissez la base naturelle de l’apparition du désir pleine de convoitise, d’hostilité,
de naïveté, d’orgueil, et de jalousie, (vous voyez que) ils s’installent automatiquement et se libèrent
automatiquement eux-mêmes, se purifiant dans les cinq aspects de la conscience profonde. Cela s’appelle
« purifier provisoirement la confusion des cinq émotions empoisonnées dans les (cinq) consciences
majeures profondes », analytique, comme un miroir, sphère de la réalité, égalisatrice, et accomplissante.
La purification ultime
(81) La (purification) ultime est l’éradication de (toutes) les taches fugaces de la source. En d’autres
termes, lorsque vous découvrez l’état purifié, tranquillisé et débarrassé du moindre grain (de saleté), vous
rendez manifeste la nature fonctionnelle de la sphère telle qu’elle est et vous découvrez la conscience
profonde des trois Corps d’Émanation d’un Bouddha comme étant d’un même goût dans le Dharmakaya.
(Ceci) s’appelle le Corps de la Sphère Possédant une Double Pureté. Ce n’est pas un objet cognitif
(pouvant être connu) par n’importe qui d’autre que les Triomphants (Bouddhas) eux-mêmes.
(82) Les trois Corps Illuminés (d’un Bouddha), nommément un Corps Englobant Toutes Choses
(Dharmakaya), un Corps de Complète Utilisation (Sambhogakaya), et un Corps d’Émanation
(Nirmanakaya), ensemble avec la conscience profonde, sont incorporés dans un Corps de Nature Essentiel
(Svabhavakaya), qui est stable, pénétrant tout, non-affecté, et sans modification ou changement.
(83) Il reste dans la sphère du Dharmakaya, qui est un joyaux-à-vœux, et, dans cet état de sa vraie nature,
son Corps de Conscience Profonde d’Influence Illuminante, tel un étincelant jeu de Corps de Complète
Utilisation et d’Émanation, apparaît (respectivement) à ceux des niveaux (d’arya bodhisattva) de l’esprit
bhumi et aux autre êtres errants.
(84) Qui plus est, il apparaît ainsi à partir de (l’énergie) purifiante de la combinaison des forces de
l’inspiration illuminée des Triomphants et de la force positive des disciples devant être domptés. A cause
(de cette énergie purifiante, l’atteinte de) l’influence illuminante (d’un Bouddha) remplit les espoirs (de
tous les êtres limités), comme un arbre ou un joyau remplissant les vœux, sans aucune interruption aussi
longtemps que l’existence compulsive perdure, cela s’appelle « la purification (ultime) de la confusion dans
la conscience profonde ».
(85) Puisse (le soleil) tiré par les sept chevaux, qui est l’essence du cœur du sens profond (expliqué) ainsi,
répandre des milliers de rayons lumineux de ces différents mots et de leurs sens sur le monde des disciples
grâce à la voie du ciel de leurs esprits et nettoyer la noirceur de l’inconscience de tous les êtres errants.
Ceci (conclut) le quatrième chapitre de la Guirlande Précieuse en Quatre Thèmes, « Purifier la Confusion
dans la Conscience Profonde ».
Colophon de l’auteur
(86) Ce déploiement d’un banquet (préparé) pour le bien à la fois de moi-même et des autres à partir de la
magnifique demeure de la large intelligence de ces méthodes (du Dharma), et garni d’une copieuse
quantité d’écoute, de réflexion et de méditation, a été arrangé en accord avec le sens des soutras, et les
instructions guides de l’essence du cœur.
(87) Par la (force) constructive de cela, puis je ainsi que tous les êtres errants raser la montagne de
l’existence samsarique compulsive dans cette vie et atteindre un état suprême purifié qui est tranquillisé et
dépourvu du moindre grain (de souillure). Puissions nous devenir des Bouddhas, remplissant
complètement à la fois nos buts et ceux des autres.
(88) Puis dans une terre embellie d’expansives montagnes neigeuses du sens clair, puisse (le soleil de nos)
brillantes bonnes qualités, qui s’étendent jusqu’aux limites de (toutes) les directions, refléter les points de
l’essence du cœur sur les joyaux précieux des écritures et (ainsi) apporter la joie aux masses de gens avec
la croyance en ce qui est un fait.
Ce travail, appelé « La Guirlande Précieuse aux Quatre Thèmes », a été composé par le yogi du Véhicule
Suprême, Kunkyen Ngaggiwangpo (Longchen Rabjampa), illuminé par la lune de cristal dans la
magnifique demeure de Samantabhadra dans un jardin appelé « Un nuage de fleurs » sur les pentes de la
Montagne Calcaire et finalisé en une assise.
Puisse une pluie de grande félicité tomber de tous temps et dans toutes les directions comme dans l’age
(d’or) d’un complet éon, accordant toutes les choses désirées par les vœux de chacun.
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