Poèmes du Maître Hsu-Yun

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Traduit de l’anglais par D. Galuchon

Rencontre avec Tang Yousheng

Vingt-et-un ans, et il est de mon village en plus,
pourtant, si brillant et tellement riche d’ idées nouvelles.
Pas étonnant que tu aie obtenu un poste aussi élevé à Tenchong.
J’ avais l’ allure d’ un ancêtre quand je suis arrivé à Chan.

Ensemble nous avons siroté le thé, et parlé parlé …
Les grandes déclarations se relançaient, les unes après les autres.
Nous avons suspendu une lampe et lu des vieux poèmes.
Je venais juste de te rencontrer,
pourtant je te connaissais depuis toujours.

La nuit se poursuivit ainsi, en bavardages impromptus
qui se prolongèrent jusqu’ à l’ aube. Alors on se quitta.
Maintenant je suis de retour sur la route de Dian Sud,
avec mes vieux compagnons, la lune brillante et le vent qui chante.

Le ciel nocturne reste toujours aussi joli et charmant.
Les étoiles y sont toutes, mais quelque chose cloche,
et il y a comme un manque dans la splendeur de la nuit.

 

Miroir d’ un étang sur le Mont Taibo dans le Shanxi

L’eau et mon esprit se sont calmés en même temps.
Dans une parfaite immobilité, le Soleil et la Lune s’ y mirent.

La nuit venue, j’ aperçois à la surface
l’ énorme visage de ma vieille lune familière.
Je ne pense pas que vous ayez déjà rencontré la source de ce reflet.

Les sons aigus retombent tous dans le silence.
Ici et là, des petites bouffées de bruine flottent dans le miroir.

Ceci confonds légèrement mon esprit,
mais cependant pas assez pour distraire mon attention.

 

Entendant la choche du temple de Ge Jiang Shan – entre la rivière et les montagnes

Les cieux tournoient si lentement et si gentiment qu’ ils tolèrent mon âge,
Jours et mois se succèdent sans répit pour écourter mon temps.

Je reviens à ma grotte dans la montagne mais les arbres n’ y sont plus.
Je regarde la rivière en bas, et je n’ y voit que méandres et courbes …

Le soleil est comme prisonnier dans une fragile cage de nuages
J’ écoute le vent.

Tout à coup, j’ entends la cloche du temple!
Ce son me penètre complètement me sortant tout-a-fait hors du poussiéreux labeur de mes pensées.
Et des cieux lointains s’ entrouvent toujours plus grands pour moi …

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