16 poèmes de Hanshan Deqing

Hanshan_Deqing

憨山德清 Hanshan Deqing (1546-1623)

 

Neige qui transperce les os

Neige qui transperce les os sur un millier de pics,
Vent enragé (s’infiltrant) par 10000 ouvertures,
Lorsque je me suis éveillé sous la couette,
j’ai oublié que mon corps réside en un monde de silence.

 

Foyer refroidi (éteint)

Le foyer est refroidi (éteint) et le lit de pierre est tel la glace,
Le censeur d’argile est mort avant a fin de la nuit,
Le monde du son est silencieux et mon esprit complètement calmé,
Et maintenant mon corps semble exister comme (reflète) dans un miroir.

 

Pluie froide

Une grosse pluie froide et une forêt de vent,
Tard dans la nuit le lotus dégouline,
Qui sait que le songe qui enchante le monde,
Est simplement la lumineuse prajna.

 

Corps de bois mort

Mon corps est tel le bois mort et mes pensées telles la cendre,
Il y a de la neige sur mes os et du gel sur mes joues,
Je ne dédaigne pas le monde parce que je suis vieux,
La poussière ne trouve nul lieu où se poser dans mes yeux.

 

Zen du bois mort

Tard dans la nuit je m’assied seul et travaille le Zen du bois mort,
Mélangeant les cendres sans vie que le feu ne rallumera pas,
Soudainement, j’entends la cloche de la tour résonner,
L’unique clarté de ce son rempli le ciel d’hiver.

 

Escortant la lune

Dans le laisser faire de l’esprit et du corps, une vie de liberté est obtenue,
Mon grand age se déroule sur 10 000 pics,
Je ne laisse pas les nuages blancs passer la vallée à la légère,
J’escorte la lune jusqu’à ma porte close.

 

Lac aplati

Le froid du lac aplati pénètre les vêtements de nénuphar,
La montagne près du lac n’a ni raison ni tort,
Toutes les traces s’arrêtent, le monde est au loin,
Les nuages blancs et les mouettes n’ont pas de plans cachés.

 

Le jardin de Jetavana

Dans le jardin de Jetavana, j’ai trouvé un lieu où me reposer,
Je ne discute plus des aventures de la route,
Lorsque le soleil est déjà haut, j’ai toujours l’air endormi,
plus besoin de me gaver lors de vos réceptions.

 

Ermitage de montagne,

Minuit, assis seul en méditation.
Les cendres sont froides, le feu est mort,
Soudainement l’écho d’un gong,
Un son clair et pur rempli le ciel gelé.

 

Des myriades de mondes

Une centaine de millier de mondes sont tels des fleurs dans le ciel,
Esprit et corps en unité sont tels des reflets de la lune sur l’eau,
Lorsque les ruses et les informations cessent,
A ce moment, il n’y à plus de place pour les pensées.

 

Une petite hutte

L’ombre de nobles arbres se propage dans toutes les directions,
Sous les arbres une petite hutte est parfaitement isolée,
Au delà des sons des chariots et des chevaux, sans traces humaines,
Tous les jours, derrière ma porte, je m’assied seul les jambes croisées.

 

Me reposant à ma fenêtre ouverte

Me reposant à ma fenêtre, j’observe les montagnes,
Un milliers de pics bleu et pourpre s’élèvent au dessus des pins,
Sans y penser, sans soucis, les nuages blancs vont et viennent,
Tellement pleins d’acceptation, totalement calme.

 

La neige,

La neige assiège ma porte, je rempli le poêle la nuit,
Bien que cette forme existe, il semble qu’elle n’existe pas,
Je ne sais où les mois s’en sont allés,
A chaque fois que je me retourne, une autre année sur terre est passée.

 

Petite hutte

Petite hutte dans un monde de verdure,
Un lit de pierre et une chapelle au toit percé,
Une porte close comme celle de Vimalakirti,
Ne me posez pas de question sur ceux qui précèdent ou qui viennent.

 

Monde blanc argenté

La neige recouvre l’univers, tout est neuf!
Ce Monde d’Argent cache le soi.
Éveillez de ma transe, soudainement les sutras sont pénétrés,
Un ici toujours coupé du monde des poussière.

 

Lanterne d’hiver

Une lanterne d’hiver solitaire projette une frêle ombre,
Le vent souffle sur mon fragile ermitage et me recouvre de neige,
Je me souviens m’asseyant les jambes croisées à Wutai,
Une porte de fortune parmi des glaces de 10 000 ans.

 

 

Humble traduction française de par Shih Yao Xin (YaoXin Shakya OHY, OEB, DWZS) basée sur « the anthology of Chinese monk poets, The Clouds Should Know Me By Know », édité par Red Pine et Mike O’Connor et publié chez Wisdom Press.

 

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