Voie du Grand Calme

La Voie du Grand Calme ou Voie de la Cessation
Samatha bhavana – La voie de la concentration, de la tranquillité
Les pratique méditatives de Samatha sont communes à toutes les écoles bouddhiques, des plus commune comme  la concentration sur le souffle aux plus complexes comme les pratiques méditatives sur les éléments dans le corps ou encore de la nature des émotions ou de la pensée.
Ces méditations sont exposées par le Bouddha historique dans les suttas (anapanasatti sutta, satipatthana sutta et les Agamas,… ). Elles constituent les racines communes entre toutes les école et sont aujourd’hui particulièrement bien préservées dans les école dites du Theravadha (ou véhicule des anciens).
Mais, elles sont également essentielles dans les école dites du Mahayana (Grand Véhicule ou voie des Bodhisattvas). Elles ont été étudiée et commentée par des maîtres de toutes les écoles du Mahayana, et sont les pratiques essentielles de la pacification du corps et de l’esprit dans notre voie. Les commentaires que le Bouddha Shakyamuni nous laissa à travers le Shurangama sutra, si important dans le Chan et en particuliers pour les héritiers de Hsu-Yun, est une source d’inspiration constante pour notre petite Sangha.
Une des finalités de ces pratiques est l’atteinte du « Grand Calme du Corps et de l’Esprit, parfois pris à tort par les pratiquants comme étant l’illumation.
C’est avec un « esprit sans but » que nous pratiquons ces contemplations, elles sont autant de tremplins vers le simple détachement qu’est la contemplation silencieuse, notre pratique principale.
Dans notre Sangha, les pratiques dites du Calme Mental comptent essentiellement quatre formes.
Celles-ci ne sont pourtant pas totalement distincte l’une de l’autre:
La Contemplation sur le souffle en est la base, commune à toutes les écoles,
La Contemplation sur le Corps, est un véhicule nécessaire afin de se familiariser profondément avec le Corps et sa relation au souffle et aux pensées.
La « Contemplation du nom du Bouddha Amitabha » est une des pratiques de concentration principales dans notre petite communauté, elle est une des  pratiques de concentration principale dans notre communauté.
La « Contemplation concentrée en un point ». Cette contemplation peut-être effectué à l’aide de n’importe quel support (baton d’encen, image de Bouddha, …). Dans notre communauté la lettre racine [A] en est le support principal. La lettre-Racine A à été choisie pour son universalité, en effet cette « lettre-racine » pleine de sens dans toutes les traditions bouddhistes, est le symbole de la Nature de Bouddha, l’essence indifférenciée de tous les Bouddhas  ( le Dharmakaya sans limite).
Nous remercions tout particulièrement le Dr Yutang Lin (Guru Ewam Detong) maître responsable de l’Adi Buddha Mandala Lineage de nous avoir transmis la pratique et les textes de cette merveilleuse pratique. Ainsi que Ming Zhen Shakya pour ces nombreux conseils et sont suivis pleins d’attention.
La Contemplation du Souffle dans le « Dantian inférieur » (« Xia Dantian ») *
Faire résider la conscience dans le Xia Dantian est la pratique principale de Samatha dans notre Sangha, elle est le point de départ de la pratique de Samatha et un tremplin vers la pratique de l’illumination silencieuse.
Avec vigilance, rayonner à partir de ce point en abandonnant Corps et Esprit en cette concentration. Cette méditation est un chemin d’éveil en soi, exposé dans l’anapanasati sutta, le satipatthana sutta, les Agamas ainsi que dans le Surangama sutra. Un enseignement merveilleux et profond commenté par des maîtres de toutes les écoles du Mahayana, les commentaires des écoles Tientai et Chan nous étant particulièrement important.

« …De plus, bhikkhu,un pratiquant est conscient du corps en tant que corps, quand, grâce à l’abandon des cinq désirs, une sensation de félicité naît durant la concentration et sature chaque partie de son corps… » Satipatthana sutra du Mahyama Agama, » (Sarvastivada)
– La Contemplation du Corps et de l’Esprit en Unité
La pratique de la contemplation du Corps est une pratique d’harmonisation et de concentration.
L’attention est placée sur chaque partie du Corps indépendamment. En allant de la couronne de la tête jusqu’à la plante des pieds et en remontant à la tête. En y percevant les différents éléments directement, sans le besoin de les nommer ou de les catégoriser, et ainsi par la concentration, développé la Prajna (la connaissance directe). Cette méditation est un chemin d’éveil en soi, exposé dans l’anapanasati sutta, le satipatthana sutta, les Agamas et, surtout pour cette pratique, dans le Surangama sutra.

 » De plus bhikkhu,un pratiquant conscient du corps sait très bien que ce corps existe par l’interdépendance des parties du corps, du sommet de la tête à la plante des pieds. Il voit que toutes les parties du corps sont impures… «  Satipatthana sutra du Madhyama Agama, » (Sarvastivada)

– La Contemplation du « Nom du Bouddha Amitabha »

La pratique de la contemplation du Nom du Bouddha Amitabha est la pratique la plus répandu dans toutes les traditions Mahayana. Elle consiste en la récitation (intérieure ou orale) de la formule « Namo Amituofo » ou « Hommage au Bouddha amitabha » ou, plus simplement, « Amituofo ».

Cette méthode est une pratique très complète qui permet de s’intégrer à tous les moments de nos vies. Comme nous le conseillait le Vénérable Linji et ses « quatre position de l’hôte et de son invité », notre pratique consiste en la vision de la Nature de notre Esprit qui est notre Nature de Bouddha, et pour ce faire nous devons adapté nos méthodes pour résider en harmonie.

Sur le même principe, la récitation du nom du Bouddha Amitabha est une pratique complexe.

Elle est souvent récitée par les fidèles bouddhistes afin d’assurer la « renaissance dans la Terre de Pure et Suprême Félicité ». Dans notre tradition Zen, la récitation du nom du Bouddha n’est pas une prière vide de sens, mais une pratique active.

Dans un premier temps, c’est une pratique de concentration qui peut mener au Grand Calme. Par la récitation constante du nom, le pratiquant arrive graduellement à la cessation des pensées perturbatrices et de ce fait peut entrer dans un état de Grand Calme méditatif (le Samadhi des textes classique).

Ce Grand Calme, aussi appelé « Cessation » (Zhi ou Shi) dans notre lignée Mahayana de tradition sino-japonaise, est précisément le début de l’entrée dans la « Terre Pure d’Amitabha ». La Terre de Suprême félicité n’est autre que notre propre Esprit, et comme nous le disait le Vénérable maître Huang-po: « L’Esprit est Bouddha, le Bouddha est l’Esprit ». Ainsi, récitant constament le nom du Bouddha amitabha, le pratiquant agi dans son quotidien afin d’harmoniser ses actes avec la Nature Profonde de son Esprit.

Dans un deuxième temps, dans la tradition Zen, il est impératif de contempler intérieurement la « racine de celui qui récite et de celui qui entend » sans distinctions. Il s’agit de « tourner l’oeil de l’Esprit » vers l’intérieur et de contempler pleinement l’ « hôte insaisissable ». Dans la lignée du Vénérable maître HsuYun c’est le HuaTou « Qui est-ce qui récite Amitabha? » qui est utilisé comme support de l’Esprit.

Il est important, afin de ne pas cultiver cette pratique comme une illusion supplémentaire, de pratiquer sous la directions d’un ami dans le Dharma, d’un pratiquant expérimenté. Il est tout aussi important de comprendre que cette méthode emploie « une pensée unique » afin de dispercer les pensées illusoires, une fois cette Cessation des pensées illusoires obtenues, il est impératif de sonder l’Esprit et de résider dans son aspect vaste et clair dés l’origine!

La Contemplation de la « syllabe Racine [Ah] » **
 
La pratique de la contemplation de la syllabe racine Ah, aussi appelé Aji-Kan est, dans notre école, une pratique de concentration et un pont vers la Voie de l’illumination silencieuse.
Traditionnellement, la contemplation de l’harmonie du souffle et de la vue est d’ordinaire pratiquée en se concentrant sur l’image d’un bouddha, un bâton d’encens ou autre. La concentration de la « syllabe racine Ah » est une pratique existant dans plusieurs école Mahayana.
Elle consiste à s’harmoniser avec la syllabe Racine Ah, symbole de la « Grande Lumière de tous les Bouddhas ». Elle débute en général par la contemplation su souffle, et consiste à harmoniser la vue et le souffle par la concentration sur la « Syllabe Racine du Bouddha Vairocana ».
Un Esprit et Un corps reçoivent la lumière des Bouddhas comme un cadeau.
« …De plus, bhikkhu,un pratiquant est conscient du corps en tant que corps est conscient de la Claire-Lumière, sait comment acceuillir la Claire-Lumière, pratiquer avec la Claire-Lumière et la rappeler à l’Esprit. » Satipatthana sutra du Madhyama Agama, » (Sarvastivada)
Unité sans limites expérimentées en résidant dans la lettre Ah.
« …De plus, bhikkhu, un pratiquant est conscient du corps en tant que corps sait utiliser habilement le « signe de méditation », et sait maintenir habilement l’objet de méditation…. » Satipatthana sutra du Madhyama Agama, » (Sarvastivada)
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Bien sur une fois les premiers liens de l’esprit défait, c’est le quotidien qui devient le vrai sujet de pratique du Calme Mental!
Ce sont des voies merveilleuses et utiles, mais attention! Il faut restez attentif à ne pas se complaire dans les états. Il y reste encore un subtil attachement à la forme, une certaine dualité, quoique subtile la aussi, entre le corps et l’esprit. 
 
Soyons donc attentifs à ne pas prendre de mauvaises habitudes! Il convient de ne pas mélanger les pratiques, quand un moyen habile est pratiqué, qu’il le soit pleinement et sans but. Quand l’illumination silencieuse est pratiquée qu’elle le soit pleinement et sans but! MAIS NE MÉLANGEONS PAS TOUTES CES PRATIQUES!
 
Reste à tout relâcher… il n’existe rien qui ne soit calme dès l’origine. « 
 – « Vénérable, Mon esprit ne connait pas encore le Calme, je vous en prie pacifiez-le » demanda un jour un jeune moine.
– « Amène moi ton esprit je le pacifierais » lui répondit le Vénérable.
–  » Je cherche l’esprit, mais je ne peux le saisir ».
-« Ah! Alors, le voila pacifié! » lui répondit le vieux moine étranger, le Patriarche Bodhidharma. 
 
 
Toutes ces méditations restent tout de mêmes des trésors, les 84000 moyens habiles transmis par le Bouddha Shakyamuni. Toutes des tremplins, qui nous permettent de pratiquer Zuo-Chan (Zazen) avec le calme mental et la clairvoyance nécessaire. Afin de pleinement « laisser place » au « lâcher prise du Corps et de l’Esprit en Unité ». De retourner à notre Nature Originelle que nous n’avons jamais quittée, naturellement et paisiblement, sans jugements ni peurs!
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