Jakunichibō Gosho 寂日房御書

(Lettre [confiée] à  Jakunichibō).

(Composée  le 16 Septembre 1279, à l’âge de 58 ans, depuis le mont Minobu)

Je suis profondément reconnaissant du  fait que tu m’ais envoyé une lettre dans cet endroit aussi éloigné. Il est extrêmement rare de naître en tant qu’être humain. Non seulement tu es né  en tant  qu’être humain et tu as eu la bonne fortune  d’entrer en contact avec le bouddhisme ce qui est  très difficile. De plus, parmi tous les nombreux  enseignements du Bouddha tu as rencontré l’Odaimoku, le titre du Sūtra du Lotus, et  tu en es devenu le pratiquant. Certainement es-tu  une personne qui dans le passé a vraiment fait des offrandes à plus de 100 000 millions de bouddha.

Dans tout le Japon, Nichiren est le pratiquant suprême du Sūtra du Lotus. Je suis la seule personne dans ce pays qui ai vécu littéralement les vingt lignes des vers du chapitre Kanji (Encouragement à embrasser le Sūtra, chapitre XIII) [1]. Huit cents milliards de nayuta [2] de bodhisattva y ont prêté serment pour propager le Sūtra du Lotus, mais aucun d’entre eux ne l’a ni cultivé ni mis en pratique. Le père et la mère qui ont donné naissance à cette personne insolite nommée Nichiren, sont les plus bénies de tous les êtres vivants dans toute la nation du Japon. En raison des mérites acquis et provenant de leurs vies antérieures, ils sont devenus sans aucun doute mes parents et moi, leur enfant. Si Nichiren est l’envoyé du Sūtra du Lotus et du Tathâgata Shakyamuni alors ses parents doivent également partager ce lien. Ils sont similaires au roi Myōshōgon (ornement merveilleux) et la Dame Jōtoku (pure Vertu) avec ses enfants, Jōzō (réceptacle pur) et Jōgen (Yeux purs). [3] Ou, est il possible que les deux Bouddha Shakyamuni et Tahō renaissent comme les parents de Nichiren? Ou alors il se peut aussi que mes parents soient nés [dans le passé] parmi les Huit cents milliards de nayuta de Bodhisattva [surgis de Terre] [4] ou parmi les quatre Bodhisattva menés par Jōgyō  [afin de sauver le peuple du Japon [5 ]]?
Tout est mystérieux et va au-delà de ma compréhension.
Les noms sont importants pour toutes les choses. C’est précisément la raison pour laquelle le Grand Maître du Dharma, T’ien T’ai [6] a mis « le principe de la dénomination » en première position parmi les cinq principes de base [du titre du Sūtra  du Lotus.][7]
Le fait de prendre pour moi-même le nom de «Nichiren» vient aussi de ma compréhension personnelle du Véhicule du Bouddha. [8] Cela peut me faire apparaître orgueilleux et  me considérant comme intelligent, mais il existe des raisons spécifiques pour que je m’exprime ainsi.
Le Sūtra dit:
«Tout comme la lumière du soleil et de la lune supprime toutes les ténèbres et l’obscurité, tout comme cette personne qui avance dans le monde des hommes sera en mesure d’éliminer l’obscurité fondamentale des êtres vivants » [ 9] .
Examinons attentivement ce que le cœur de ce passage implique, dans la phrase de cinq mots « Shin Gyō Seken nin » (cette personne qui fait le monde des hommes). Cela signifie que le Bodhisattva Jōgyō apparait dans ce monde au cours des cinq premières années des derniers jours du Dharma [10] et que les rayons éclatants de la lumière des cinq caractères de Namu Myōhō Renge Kyō [11] dissiperont les ténèbres de l’ignorance et de l’illusion inhérente aux désirs terrestres, à l’attachement et aux autres afflictions. Nichiren, comme l’envoyé du bodhisattva Jōgyō, a invité tous les habitants du Japon à accepter et à soutenir le Sūtra du Lotus. Même ici, sur cette montagne, je n’ai jamais cessé de le faire.
Le passage suivant du Sūtra poursuit en expliquant:
« Après que je sois passé en voie d’extinction, on doit accepter et soutenir ce Sūtra. Certainement et sans aucun doute, la personne qui réalise ceci sera sur la Voie du Bouddha »
Par conséquent, ceux qui deviennent des disciples et fidèles laïcs de Nichiren doivent prendre conscience de la profonde relation karmique qu’ils partagent avec lui et propager le Sūtra du Lotus de la même manière. Etre un pratiquant du Sūtra du Lotus,  suppose d’avoir un destin âpre et par conséquent inévitable.
Fan Kuai [12], Chang Liang [13], Masakado [14] et Sumitomo [15] n’ont jamais fait preuve d’hésitation et on toujours pris soin de leur honneur en abhorrant la  honte et les châtiments. Mais cependant ce type d’ignominie dans cette vie n’est rien, au regard de la rétribution dans l’autre vie qui est bien plus importante. Consacrez vous  à la pratique du Sūtra du Lotus, en tenant compte du moment où vous affronterez  les gardiens de l’enfer, [16] et quand « le démon qui arrache les habits » et le « démon qui enlève les habits » te dépouilleront de tes vêtements sur le bord de la rivière des trois passages. Le Sūtra du Lotus deviendra le vêtement qui te protègera des punitions dans les existences future. Crois en ce Gohonzon de tout ton cœur ! Il a la capacité de protéger le monde après la mort. Aucune femme ne laisserait son mari sans vêtements tout comme aucun parent ne serait pas capable de ressentir de la pitié devant son enfant grelotant de froid. Le Bouddha Shakyamuni et le Sūtra du Lotus sont comme cette femme et ces parents. Tu m’as aidé et ainsi m’a sauvé de l’ignominie dans cette vie. En retour, je te protégerai personnellement de la punition dans l’autre. Ce que tu as fait hier, pour un autre, sera fait aujourd’hui pour toi. Les fleurs se transforment en fruits, et les épouses deviennent belles-mères. Récitez Namu Myōhō Renge Kyō, et faites toujours preuve de diligence dans la foi.
Je ne peux pas te remercier suffisamment pour tes fréquentes lettres.
S’il te plait fais toi  expliquer (le contenu) cette lettre plus en détails par JakunichiBō.[18]
Nichiren
Le 16ème jour du 9ème mois

Traduit et annoté  à partir du japonais par le Révérend Shōryo Tarabini Shōnin du Temple de la Nichiren Shū ,  Renkōji, Cereseto (AL) 16 mars 2012
Traduction en français par les pratiquants du groupe Lyon-Ko du Renköji

Bibliographie
– Un dictionnaire de termes bouddhistes et concepts, première édition, publiée par le Centre de la Nichiren Shoshū International, Tokyo, 1983.
– Encyclopedia of Shinto, Satō Masato, Kokugakuin University, Tokyo, 2002-2006.
Nichiren Shū Jiten, Miyazaki Eishū, Tokyodo Shuppan, Tokyo, 1978.
– Saicho – Mise en place de l’école Tendai japonaise, Paul Groner, publié par University of Hawaii Press, 2000.
– Shapers du bouddhisme japonais, et Yusen Kashiwahara Koyu Sonoda, publié par Kosei Publishing Co., Tokyo, 1994.
[1] La section entière des Gathas ou en prose du chapitre XIII du Sûtra du Lotus, « Kanji-hon » (Encouragement à embrasser le Sūtra).
[2] nayuta (那 由 他 ou 那 由 多) est un terme sanskrit qui signifie infini. Le terme nayuta apparaît souvent dans le Sūtra du Lotus et dans bien d’autres Sūtra  ainsi que dans de  nombreux textes bouddhiques. Chiffre de l’Inde ancienne, de l’ordre de 10 à la puissance 12 (ajouter 12 zéros après le 10). Soit à peu près  cent milliards.
[3] Roi Myōshōgon (ornement merveilleux) et la Dame Jōtoku (pure Vertu) avec leurs enfants, Jōzō (réceptacle pur) et Jōgen (Yeux Purs). Le discours du roi Myōshōgon apparait dans le chapitre XXVII du Sūtra du Lotus. C’était à l’origine un roi brahmane qui vivait à l’époque du Bouddha Unraionshukuō Kechi雲雷音宿王華智仏(le roi sagesse des nuages ​​dans la constellation des sons du tonnerre). Sa femme, dame Jōtoku avec leurs deux enfants, Jōzō et Jōgen, ont encouragé le roi à rencontrer le Bouddha. Après que le roi eut fait des offrandes dédiées au Bouddha, celui-ci fit une prophétie où le monarque allait devenir dans l’avenir un moine puis atteindre l’illumination, en portant ainsi le nom du Bouddha Sharajuō (le roi des arbres Sal). Le roi immédiatement abdiqua en laissant le trône à son jeune frère. Avec sa femme et ses enfants, ils devinrent moines dans la Sangha du Bouddha, où ils se consacrèrent à la pratique et à la culture du Sūtra du Lotus. Après sa mort, le roi renaquit sous la forme Bodhisattva Ketoku (Vertu fleurie) et participa à  l’assemblée de ceux qui ont entendu et vu lorsque le Bouddha Sakyamuni a enseigné le Sutra du Lotus sur le sommet du pic du vautour (Pic de l’Aigle).
[4] Les Quatre [Bodhisattva de la Terre] font leur apparition au chapitre XV du Sūtra du Lotus (Yujutsu, Sortir de Terre). Dans le chapitre XXI (Jinriki, les pouvoirs surnaturels), le Bouddha confia à  ces quatre Bodhisattva, dirigé par le bodhisattva Jōgyō上行菩(en sanskrit Vishishtacaritra, « pratique supérieure ») avec le Bodhisattva Jyōgyō (Vishuddhacaritra, «pratique pure»), le Bodhisattva Muhengyō無辺行菩` (Anantacaritra, « pratique infinie »), et le Bodhisattva Anryūgyō安立行菩(Supratishthitacaritra, « pratique sécuritaire ») pour guider toutes les personnes dans ce monde de souffrance (appelé le monde saha, en sanskrit) pour toute la durée de l’époque infinie de Mappo et leurs permettrent d’atteindre l’illumination grâce à la foi et la pratique du Sūtra du Lotus.
[5] Traduit de l’expression utilisée par Nichiren dans cette phrase dans le texte original de « suijaku » (垂 迹) à partir de la notion plus large de honji suijaku (本地 垂 迹) qui a intégré les divinités locales Shinto dans le panthéon bouddhiste de protection. Honji suijaku veut dire que les divinités bouddhiques sont venues au Japon pour la première fois en tant que kami (divinités shintoïstes), afin de protéger et de sauver les êtres vivants. Ces kami étaient donc considérés comme des divinités intermédiaires ou « traces » (suijaku) par les bouddhistes, ainsi les divinités bouddhiques elles-mêmes ont été appelés honji («la terre d’origine»), démontrant la véritable origine des dieux. De cette façon, les deux entités ont formé un syncrétisme relationnel. Un exemple de la fusion de ces deux traditions se voit dans la tradition bouddhique japonaise, il concerne la divinité protectrice tel que le Grand bodhisattva Hachiman, qui était à l’origine un dieu shinto de la guerre, ou le dieu tutélaire des guerriers, incorporé dans le panthéon bouddhique au VIIIe siècle. Les mots « honji » et « suijaku » ont été utilisés en premier  au début du bouddhisme Tendai (japonais) pour  faire la distinction entre le Kuonjitsujō no Shaka (le Bouddha atemporel Shakyamuni, qui transcende le temps) et le Shijōshōgaku no Shaka (le Bouddha historique Shakyamuni) mentionné dans le « Nyorai Juryōhon » (le chapitre Juryō, la vie du Tathagata) le chapitre XVI du Sutra du Lotus. La théorie de  « honji suijaku » a été ensuite  appliquée dans la  terminologie de la relation entre kami et Bouddha au Japon. La première apparition de ce terme  au Japon faisant référence à la terminologie de « honji suijaku» se situe dans Daishiden Eizan (Biographie du Grand Maître du Mont Hiei, le Grand Maître du  Dharma, Dengyô (767-822), compilé par un disciple, Ichijō Chu, , également connu sous le nom Saichō) et complétée environs vers 825.
[6] Le Grand Maître du Dharma, T’ien T’ai (538-597), Chigi ou Zhiyi 智顗: Le fondateur de l’école T’ienT’ai en Chine et après sa mort, appelé le Grand Maître du Dharma T’ien T’ai. Après avoir perdu ses deux parents, il entra dans le temple Kuo-yuan-ssu sous la direction de son maître Hsu Fa et devint moine à l’âge de dix-huit. Chigi alla au mont Ta-hsien, où il rencontra le Triple Sūtra du Lotus. Puis il est allé sur le Mont Ta-up, où il rencontra le Grand Maître du Dharma-Nan Yue, ensuite pratiqua le Sūtra du Lotus et étudia le Daichido Ron de Nāgārjuna. En 587, il donna une série de conférences sur le Sūtra du Lotus qui furent complilées dans le Hōkke Mongu (Mots et phrases du Sūtra du Lotus) – l’une des trois œuvres majeures de Chigi. En 593, il composa son second ouvrage majeur, le Hokke Gengi (Principes fondamentaux du Sutra du Lotus) et l’année suivante, 594, Maka Shikan (Grande concentration et intuition). Bien que Chigi ait formellement établi la tradition T’ien T’ai  de l’école chinoise officielle et indépendante sur le mont T’ien T’ai (d’où le nom de l’école a dérivé), il est considéré comme le troisième patriarche de l’école, précédé par le’ deuxième patriarche Hui Wen (Nan Yue), qui avait transféré les enseignements et les traditions de Chigi. En outre, grâce à la philosophie de Nagarjuna de la Voie du Milieu, Nāgārjuna est traditionnellement considéré comme le premier patriarche du T’ai T’ien.
[7] Les cinq principes de base du titre du Sûtra du Lotus (五 重 玄 义) : Expliquez en 10 volumes par le Grand Maître du Dharma, T’ien T’ai, Hokke Gengi (法 华玄义, Principes fondamentaux du Sutra du Lotus ), un recueil de conférences présenté en 593 par Zhiyi, le fondateur de l’école T’ien T’ai, dans le temple de Yuquan dans la province de Jing (actuelle province du Hubei, Chine), compilé par son disciple Guanding. Les cinq principes présentés dans le présent document sont les suivants ;
1) Shakumei (釈 名) : L’interprétation du nom du titre,
2) Bentai (弁 体) : La clarification de la nature exprimée dans le titre;
3) Meis (明 宗) : La clarification de la pratique scolaire et la culture de ses enseignements; 4) ronyo (论 用), la discussion théorique comment l’enseignement ( ?)
5) Hankyō (判 教) : Détermine la position du Sūtra de tous les autres enseignements bouddhistes.
[8] Le véhicule de Bouddha (佛乘) : Indique le véhicule du Bouddha à partir la théorie des Dix mondes enseignés par le Grand Maître du Dharma T’ien T’ai, comme il est révèlé à l’intérieur du Sūtra du Lotus. Le véhicule du Bouddha est parfois appelé « le seul véhicule» (一 乘) du Bouddha, à la différence des trois véhicules, du Pratyekabouddha, du Bodhisattva et du Bouddha, un enseignement qui conduit tous les êtres vivants, quel que soit leur état de vie ou le chemin de développement de leur compréhension (intellectuelle) bouddhiste de l’illumination.
[9] Les quatre lignes à partir des pages de la section finale du chapitre Gāthā, chapitre  XXI (Jinriki) du Sūtra du Lotus: Nyo nichi gak-kō myō.. Nō jo sho yū myō. Shin nin gyō seken. Nō metsu shujō an. (如日月光明 能除諸幽冥 斯人行世間 能滅衆生闇) [10] Les derniers jours du Dharma : Indique Mappō 末法, la troisième et dernière période des «Trois périodes » après la disparition du Bouddha – Shōbō (l’ère du Dharma correct) Zōbō (l’ère de la réflexion de Dharma) et Mappō (l’époque des derniers jours du Dharma). Ces trois périodes sont donnés dans le Chūgan Ron Sho (annotations du Chū Ron), Daijō Sanju Sange Sūtra (Sūtra des trois types de pratiques basées sur la pénitence) et le Daishutsu Sūtra (Sūtra de la Grande Assemblée). En second vient le  Mappō Tōmyō Ki (traité de la lampe pour la période de Mappō) du Grand Maître du Dharma, Dengyō, qui dit que pendant la période de Shōbō, les enseignements du Bouddha sont respectées correctement; pendant la Zōbō, au contraire, les enseignements commencent à ne plus être correctement observés et l’esprit du bouddhisme est corrompu, et il ne reste qu’une image qui masque le véritable esprit du bouddhisme. A l’époque de Mappō, l’esprit du bouddhisme est totalement corrompu et perdu. Après l’entrée dans le nirvana du Bouddha, la première période de Shōbō dure 1000 ans, l’époque de Zōbō, la seconde période dure pendant 1000 ans, et la dernière période de Mappō dure depuis plus de 10.000 ans.
[11] Les cinq caractères de Namu Myōhō Renge Kyō : Nichiren se réfèrent généralement au nombre de caractères (caractères chinois) de Daimoku de deux façons ; les «cinq caractères de Myō Hō Ren-ge-kyō » (妙法 莲华 経) qui se réfèrent au Sūtra du Lotus ou le titre du Sūtra du Lotus, tandis que les «sept caractères » indiquent Na-mu Myō-hō Ren-ge Kyō (南 无 妙法 莲华 経), le daimoku – le mantra qui est récitée plusieurs fois pour rendre honneur, hommage, dévotion, ou bien en témoignage de refuge dans le Sūtra du Lotus.
[12] Fan Kuai (242-189 avant JC) dans la Chine ancienne dynastie général militaire de début des Han (206 avant JC – 220 après JC), plus tard, il a obtenu le titre de marquis de Wuyang, l’Empereur Han, Gauzi dans reconnaissance de ses efforts pour aider à établir la dynastie des Han.
[13] Chang Liang (262-189 avant JC): L’un des trois héros de la première dynastie Han (206 avant JC – 220DC), un célèbre stratège et homme d’État, plus tard, il a été accordé le titre de marquis de Liu Wencheng de l’Empereur Han, Gauzi en reconnaissance de ses efforts pour aider à établir la dynastie des Han.
[14] Masakado: Taira no Masakado (? 940 -), un descendant d’un prince impérial et guerrier de la région de l’Est dans le Japon ancien instigateur de la révolte Teiki (935-940) contre le gouvernement central de l’impérial de Kyoto et plus tard a été l’auto-proclamé « Empereur Nouveau ».
[15] Sumitomo: Fujiwara no Sumitomo (893-941), un fonctionnaire provincial et pirate de la période Heian (794-1185) du Japon antique qui a essayé d’établir un royaume de pirates dans la région de la Naikai Seto (la mer intérieure de Seto) entre 936 et 941. Selon la légende, Fujiwara no Sumitomo et Masakado Taira conspiré pour prendre en charge l’ensemble du pays avec un programme et de le répartir entre eux.
[16] Le moment où vous avez besoin pour faire face aux gardiens de l’enfer: Le concept bouddhique de l’enfer est différent du concept occidental (chrétien) le désignant comme un lieu de damnation éternelle. Même si une personne qui, selon la tradition bouddhique est tombé en enfer, elle peut y rester pendant un temps incroyablement long, cependant  l’enfer n’est pas éternel. Le mot enfer en terme traditionnel japonais bouddhiste se traduit par  « Jigoku » (地狱) qui signifie littéralement «prison terrestre »,  est un endroit où les gens sont punis pour leurs méfaits en attente d’une renaissance dans la vie suivante. Une fois qu’une personne meurt, elle entre dans un premier lieu, appelé Meido, le royaume des morts, l’attente. Ici, elle rencontre le juge de l’enfer, le Seigneur Emma, ​​aussi connu comme le Grand Roi Emma. Le Seigneur Emma inventorie toute la vie et la conduite de la personne qui se tient devant lui. Ceux qui sont jugés trop mauvais, sont envoyés à l’un de ces nombreux enfers qui varient terriblement (en fonction de la gravité de ses actes et du mode de vie) qui est un monde de fatigue, de punition et de grandes souffrances, alors que tous les autres sont les actions médiocres et non mauvaises, restent dans le  Meido dans l’attente de sa réincarnation. Ceux qui se sont conduits dans la vie d’une façon bonne, sont considérés comme les ancêtres honorables, et ils veillent sur leurs descendants. Cependant, comme toutes les formes de la vie, rien n’est permanent. Même si une personne réside dans les profondeurs de l’enfer, un jour enfin elle peut renaître. Cependant le Sūtra du Lotus enseigne l’impermanence et énonce ainsi  que le pire des enfers n’est pas uniquement dans le domaine de la mort, mais qu’il est une condition de vie, en particulier, il peut être vécu à ses différents degrés de souffrance dans nos vies quotidiennes.
[17] Dans le chapitre XXIII (Les actes originaux du bodhisattva Roi Medicine) du Sūtra du Lotus: Nyo sha ra Oku et (如 裸 者 得 衣), «. C’est comme l’acquisition d’une robe pour quelqu’un qui est dévêtu ».
[18] Jakunichibō: Aussi connu sous le nom de Jakunichibō Nikke. Cette lettre a été rédigée pour un croyant qui vivait probablement dans le domaine de Awa Kominato et a été converti par l’un des disciples de Nichiren, Jakunichibō Nikke, qui était lui aussi, de la même zone de Kominato. Une demande a été faite à Jakunichibō par un croyant local pour s’informer si le Maître, Nichiren, pouvait inscrire un Mandala Gohonzon personnelle pour lui. Nichiren a dit qu’il rédigerait ce Gohonzon, tout en soulignant l’importance d’une attitude sincère dans la foi et l’a encouragée à réciter le daimoku de même. Parmi les nombreux disciples de Nichiren Shōnin, en réalité, il y eut deux Jakunichibō. Le premier était Jakunichibō Nikke (1258 -1310, 寂 日 房 日 家), qui était la personne chargée de cette lettre. Il était un disciple personnel de Nichiren, il est né et a vécu dans la région de Awa Kominato, le lieu de naissance de Nichiren. Son nom d’enfance était Chikujumaro. Il était le troisième fils de Sakuma Hyogonotsuke Shigekichi (佐 久 间 兵 库 助 重 吉), le seigneur de Okitsu dans Shimosa province (aujourd’hui la préfecture de Chiba). Sakuma Shigesada (佐 久 间 重 贞), le frère aîné de Chikujumaro a eu un fils, portant aussi le nom de Chikujumaro pendant la même période. Le fils de Shigesada s’appelait Chōjumaro. Bien que Chikujumaro était en fait l’oncle de Chōjumaro, ils ont grandi comme des frères. Lors de l’événement où  Nichiren rentra à demeure natale pour visiter sa mère qui était très malade et mourante. Le frère aîné de Jakunichibō, Sakuma Shigesada visita la maison des parents de Nichiren et entendit un sermon de celui ci. Shigesada fut profondément impressionné par Nichiren, et devint immédiatement son disciple dévoué, et fit de son fils un jeune novice et disciple de Nichiren ; Chōjumaro. A cette époque, Chikujumaro qui avait seulement sept ans devint aussi un disciple de Nichiren, en recevant la tonsure, il  fut novice. Plus tard, Chikujumaro a été nommé Jakunichibō Nikke, tandis que Chōjumaro reçu le nom Mimasakabō Hiho (1258 -1347, 美 作 房 日 保). Plus tard, Hiho Shōnin transforma la maison familiale en un temple dédié au Sūtra du Lotus, et fut rebaptisé par la suite temple Myōkakuji. Nikke Shōnin a ensuite fondé le temple Tanjoji, construit sur le site de la maison natale de Nichiren. L’autre prêtre avec le même nom (cependant le dernier caractère chinois de « ke » est différent) est Jakunichibō Nikke (1252 -1334, 寂 日 房 日 华), l’un des six grands disciples de Nikkō Shōnin (lui-même l’un des six disciples majeurs de Nichiren). Ce Jakunichibō, fut également connu sous le nom Nijūke Ajari Nikke Shōnin, venaient de la région de Kajikasawa (dans la préfecture de Yamanashi).

http://nichiren.shu.lyon.ko.free.fr/jakunichi%20bo%20gosho.html

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